St-Louis face au chêne

Publié le par Cédric DECKER



Saint-Louis se fera-t-il justice face à la solide équipe colmarienne qui avait éliminé le club frontalier en 32e de finale, il y a deux ans, s’offrant un 16e de finale princier face à Monaco ? Pas sûr, incertain même et c’est tout le charme de la Coupe.

Incontestablement ce Colmar – St-Louis constitue, sur le papier, le morceau de choix de ce 5e tour de Coupe de France. Bien sûr, il y a encore dans toutes les mémoires ce 32e de finale fratricide disputé au stade de la Frontière par un fin d’après-midi glaciale de janvier. Colmar s’était qualifié sans génie, avant de devenir génial, un peu plus tard, face à Monaco. « Je ne sais pas, je n’étais pas à St-Louis à l’époque, mais je ne pense pas qu’il y ait un quelconque esprit de revanche par rapport à ce match. La plupart des jeunes qui sont dans l’équipe n’étaient pas vraiment concernés », indique Vincent Rychen, le capitaine du FC St-Louis. En fait, l’un des derniers « survivant » de ce match n’est autre que Pierrick Fedrigo, désormais gardien de but des …SR Colmar.

ALLER MOMICH FILOCHE !!!!!!!  

Le vent en poupe

C’est que la roue a tourné et comme souvent à St-Louis, assez vite. Fedrigo est parti cet été comme bon nombre de ses coéquipiers : Pépin, Lerose, Fischer, Mebarki, Ntame-Ntamé ou Bonnes un peu plus tôt. Cédric Decker a dû recomposer une équipe qui s’attendait sans doute à souffrir le martyre en début de saison et c’est tout le contraire à l’arrivée. « A 32 ans, je suis de loin le plus vieux de l’équipe. L’ambiance est géniale entre ces jeunes qui sont tous plus ou moins passés au club. A part Diego Onesta, le dernier joueur venu de Gueugnon à être resté, tous les autres sont de St-Louis ou du coin, tous se connaissaient avant et ça donne une identité qui nous manquait certainement auparavant », souligne Rychen, ravi de rester dans le coup et bien décidé à ne pas s’asseoir tout de suite sur un banc de touche. « On réussit un bon début de saison, mais l’objectif est toujours d’assurer un bon maintien, sans s’enflammer. On verra par la suite. On joue au foot, plutôt mieux qu’avant et on se fait plaisir. C’est important ».

Colmar au diapason

Cette dynamique positive semblait encore étrangère à Colmar il y a une quinzaine de jours. Il y a d’abord eu ce match de Coupe de France très sérieux face à l’US Colmar et, samedi dernier, le succès à Troyes est venu confirmer qu’il faudra compter avec les Verts cette saison. Certes, les joueurs de Lihrmann sont encore à sept longueurs des Troyens au classement mais, grâce au but de Wagner, ils sont allés battre une équipe auboise qui avait aligné six victoires lors de ses six premières sorties, de surcroît avec une facilité déconcertante. Si les Verts avaient besoin d’un match référence, il est sans doute là. D’autant que Selongey, l’un des rivaux des Colmariens, a eu, dans le même temps, la bonne idée de s’incliner à domicile face à Jarville, pour un premier revers à la maison depuis … mai 2006. Il y a des jours où tout sourit.

Un match ouvert ?

Vincent Rychen se souvient bien de sa saison passée à Colmar. C’était en 1998-1999, pour la deuxième saison d’affilée des Colmariens en CFA2. « J’ai joué à l’époque avec les Schmitt, Schmeier, Berringer et Ali Nemouchi qui est toujours là. J’ai appris beaucoup avec Claude Steib à l’époque. Je trouve surtout qu’il y avait un véritable esprit vert qui manque peut-être aujourd’hui. Ceci dit, Colmar est un beau club, ambitieux, structuré et si j’étais jeune et qu’on m’appelait, j’irai tout de suite ! ». Seulement, Rychen a 32 ans et il est copain d’enfance avec son entraîneur, Cédric Decker. C’est donc bien les couleurs de St-Louis qu’il défendra samedi, avec la ferme intention d’éliminer Colmar, une fois de plus. « La dernière fois que j’ai joué Colmar, c’était en Coupe d’Alsace avec Dannemarie. Le match était fou, il s’est terminé à 5 partout et on a gagné aux tirs au but ». Pour un tel spectacle, forcément, on est partant.

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