Football Coupe de France: tous les espoirs sont permis

Publié le par Cédric DECKER

 

PARIS FC

La Maison du Sport Français a hébergé, hier à Paris, le tirage au sort du 7e tour de la Coupe de France. Les deux anciens internationaux que sont Sylvain Kastendeuch et Reynald Pedros n’ont pas été forcément très durs avec les clubs alsaciens.

Un gros choc plutôt sympa et plein de nostalgie (des deux côtés) entre Vauban et le Stade de Reims au pied du pont de Kehl, un derby à Obermodern, un club de L2 (le Paris FC) opposé au FC Saint-Louis (peut-être à Sierentz), un bon coup possible par les Portugais de Sélestat face aux Yonnais de Migennes et un déplacement qui peut et doit permettre à l’ASIM (à Toul) de croire en ses chances: le 7e tour de la Coupe de France autorise bien des espoirs dans les nrangs alsaciens!

Decker (Saint-Louis): «Compliqué avec le Paris FC»

Tandis que le trésorier Erwin Goepfert représentait Saint-Louis/Neuweg à Paris, l’annonce de ce 7e tour face au Paris FC (National) n’a pas ravi l’entraîneur Cédric Decker. «C’est presque ce qu’on pouvait avoir de plus compliqué avec une L2, admet-il. J’aurais préféré tirer une équipe hiérarchiquement plus faible comme les Portugais de Sélestat. Mais, on est sur un nuage depuis le début de saison. Alors, pourquoi ne pas continuer? Je n’ai pas encore d’infos sur le Paris FC, on va étudier cela même si le championnat reste mon premier souci ».
Onzième de National, le Paris FC est entraîné par Jean-Guy Wallemme, champion de France 1998 avec Lens. Au 6e tour, les Parisiens ont a eu toute les peines du monde à prendre le dessus (1-0) sur Saint-Quentin-en-Yvelines (Excellence départementale). Tous les espoirs sont donc permis à Saint-Louis, même si Kaymak (deux côtes fissurées à Sarre Union) est incertain pour un match, qui pourrait se dérouler à Sierentz.

Ehrlacher (ASIM): «Toul? Oui, mais…»

Sèchement battue (0-4) par Louhans-Cuiseaux (alors en L2) au 7e tour de la Coupe de France de l’an 2000, l’ASIM d’Yves Ehrlacher songe à faire mieux, beaucoup mieux même, cette fois face à l’US Toul: «S’il est clair qu’à l’époque, nous n’avions que 10% de chances contre les Bressans, il est tout aussi clair qu’à Toul, ce devrait être du 50-50 ou presque. Mais que je me fasse bien comprendre: ce n’est pas parce que le match devrait, a priori, être un peu moins compliqué, qu’il sera facile pour autant...»
Devant des Lorrains qu’ils espionneront dimanche à Eloyes en championnat, et qui jusque là, ont joué leurs quatre premiers matches contre des «petits» (Longeville Saint-Avold 1-3, Viterne 0-6, Bell Verdun 2-3, Pulnoy 0-3) à l’extérieur, les Haut-Rhinois feront, bien sûr, tout pour éviter la chute. Ehrlacher: «Après Sentheim, Wintzfelden, Mutzig et Haguenau, ce sera notre cinquième déplacement dans cette Coupe. Tout en sachant que le CFA 2 reste essentiel pour nous, il faut bien se dire qu’une Coupe de plus ne nous ferait sans doute pas de mal...»

Akroum (Portugais de Sélestat): «Plus ouvert que prévu»

James Akroum, l’entraîneur des Portugais de Sélestat (PE), qui s’attendait à un match déséquilibré dans la mesure où son équipe est l’un des cendrillons de la compétition, estime désormais que la confrontation sera beaucoup plus ouverte que prévue contre Migennes qui évolue au second niveau régional de la Ligue de Bourgogne. « Alors qu’on espérait un gros calibre, on se retrouve avec une équipe qui évolue juste un niveau au dessus, l’équivalent de l’Excellence. De plus nous avons la chance de jouer chez nous, sur notre pelouse du Grubfeld où nous sommes invaincus. Tout est donc possible et ce sera du 50-50 même si d’ici trois semaines il peut se passer beaucoup de choses. »
Devant ces Bourguignons au gros potentiel offensif (le meilleur de leur groupe avec 19 buts en 5 matches de championnat), les Bas-Rhinois devront quand même faire attention. Comme les Sélestadiens face à Obernai (4-2), Migennes a, lui aussi, sorti un club de CFA 2: le FC Chalon (2-0)

Le programme des Alsaciens

Saint-Louis/Neuweg (DH)- Paris FC (Nat)
AS Vauban (CFA 2)- Stade de Reims (L2)
Port. Sélestat (PE) - Migennes (DHR)
Toul (DH) - ASIM (CFA 2)
Obermodern (PE) - Reipertswiller (DH)
US Saintes-Marie (Réunion) - FCM (CFA)
Les matches se dérouleront le samedi 24 ou le dimanche 25 novembre

YVES EHRLACHER (ASIM) : « A Toul, on partira dans l'inconnu. Une nouvelle fois, nous nous déplacerons. C'est dommage pour nos dirigeants et les gens qui nous soutiennent. (Il sourit) Mais bon, lors des quatre précédents tours, nous nous sommes qualifiés à l'extérieur. Ça pourrait encore nous réussir.
 Je ne fais pas de différence entre recevoir et me déplacer. Mon seul souci, c'est la pelouse. J'espère qu'elle sera de qualité. J'ai une équipe qui a le souci de toujours aller de l'avant et de chercher à pratiquer un bon football. Après, tout est possible. »


CÉDRIC DECKER (SAINT-LOUIS/N.) :

 « Depuis le début de la saison, en Coupe de France comme en championnat, nous sommes sur un petit nuage. Recevoir le Paris FC, ça va être compliqué. C'est une équipe solide du National.
 Mon premier boulot va être de calmer tout le monde car nous avons d'abord deux rencontres de DH très importantes avant ce rendez-vous. Ce qui m'inquiète, c'est d'abord la blessure de Kaymak, notre buteur. J'espère qu'il sera rétabli. Ensuite, c'est gérer tout ça : les possibles blessures, les avertissements synonymes de suspension.
 Mon équipe est jeune. J'espère qu'elle ne va pas se bloquer en championnat à cause de la Coupe de France. Après, dans le passé, Saint-Louis a déjà créé des exploits de cette taille face à Sedan ou le FCM. Alors, pourquoi pas le 3e avec cette génération ? »


ÉRIC RIFFEL (PRÉSIDENT REIPERTSWILLER) : « Si on veut aller plus loin, c'est le bon tirage. Obermodern, c'est notre voisin que nous retrouvons souvent en Coupe du Crédit Mutuel. Même si nous gagnons le plus souvent, ce sont toujours des rencontres très serrées qui se terminent en prolongation ou aux tirs au but. Les deux équipes se connaissent par coeur.
 On va tout faire pour jouer samedi, j'ai l'accord verbal des dirigeants d'Obermodern. Il ne manque que l'accord de leurs joueurs. Ce sera une belle fête.
 Même si nous partirons favoris, nos joueurs devront être conscients qu'aucun match n'est gagné d'avance. Il faudra prendre le FCO très au sérieux. C'est la condition d'une belle aventure.»
THIERRY FROGER (STADE REIMS): «La Coupe de France nous intéresse. Elle devra nous permettre de compenser notre élimination précoce en Coupe de la Ligue. Notre objectif, c'est d'aller au moins en 32es finale et de défier un club de Ligue 1.»
JEAN-PIERRE CAILLOT (PRÉSIDENT STADE REIMS): «Vauban, ça m'évoque les années 70. C'est un grand club. Même si on part favoris, je ne m'attends pas à une partie de plaisir.»

 

Publié dans L'actualité

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