Réécrire l'histoire

Publié le par Cédric DECKER

Imprimer Envoyer à un ami Après un maintien laborieux au vu du potentiel de l'équipe en DH, Saint-Louis/Neuweg s'offre une demi-finale dorée de Coupe d'Alsace, cet après-midi (17h), contre les stagiaires du Racing. Et si le petit se sublimait comme il y a 37 ans ?
 Didier Aubert, le président du club frontalier, achève son mandat de trois ans. Il veut encore vibrer une dernière fois et garnir l'armoire à trophées. « On peut vraiment terminer en beauté. »

« Motivés par la coupe »

 « La première année, on est montés en DH, dit-il. La deuxième, l'équipe avait réalisé un superbe parcours en Coupe d'Alsace. Cette saison, nous avions des ambitions plus élevées. Je pensais que l'on pouvait arracher un ticket pour les barrages en CFA 2. J'ai donné beaucoup de ma personne. C'est un rôle ingrat et difficile. »
 « J'ai géré le club comme une entreprise. Je ne quitte pas le club mais je cesse mes fonctions de président. » Au lieu de jouer dans la cour des grands, les partenaires de Nizar Charni ont dû cravacher pour valider leur présence au plus haut niveau régionale.
 Didier Aubert analyse. « Le championnat, ce n'était pas la gloire. On aurait pu prétendre à mieux. Nous avions une bonne équipe. le football n'est pas une science infuse. La saison prochaine, le club va tourner la page et faire davantage confiance aux jeunes du crû. » Et ce rendez-vous prestigieux contre les jeunes du Racing ? Didier Aubert y croit.
 « Nous sommes effectivement motivés par la coupe. C'est une épreuve qui donne envie. On jouera sans pression. De toute façon, on n'a rien à perdre. » Souvent absent face aux équipes présumées faibles, Saint-Louis/Neuweg FC sait se transcender dans les grandes occasions.

37 ans après

 Ce sera le cas encore une fois contre les jeunes du RC Strasbourg, qui viennent tout juste d'assurer leur maintien en CFA (*). Le président s'explique. « On a du mal à se motiver contre les équipes à notre portée. C'est trop brouillon. Face aux équipes renommées, notre jeu est différent et nous pouvons rivaliser. »
 Réputé jadis pour ses exploits à répétition en coupe de France, le FC Saint-Louis a remporté le trophée en 1970 face à ces mêmes Bas-Rhinois. Et si l'histoire se répétait 37 ans après ? Après la fusion avec le FC Neuweg en 1990, le bilan n'est pas fameux dans l'épreuve mais cette saison, les joueurs de Cédric Decker ont su se frayer un chemin.
 Pourront-ils tenir tête à une équipe qui part avec tous les suffrages et retrouver le FC Mulhouse pour un derby explosif ?

 

Coupe d’Alsace Saint-Louis défie le Racing

Débarrassé depuis plusieurs jours de la pression du championnat, le FC Saint-Louis Neuweg abordera sans aucune arrière-pensée son rendez-vous avec la réserve du Racing Strasbourg, cet après-midi au stade de l’Au (17 h) en demi-finale de la Coupe d’Alsace.
Les deux divisions d’écart plaideront évidemment largement en la faveur des doublures bas-rhinoises, entraînées par François Keller et tenantes du titre. Mais l’entraîneur ludovicien Cédric Decker l’assène sans ambages : «Les coupes sont faites pour que les petits jouent des mauvais tours aux plus grands.»
Alors pourquoi pas ? Arrivés à ce stade de la compétition pour la toute première fois depuis 1990 (année de la fusion au FC Saint-Louis Neuweg), les joueurs frontaliers ne veulent en tout cas pas s’arrêter en si bon chemin. «Pour ce match, nous avons effectué une préparation améliorée, explique l’entraîneur. Histoire que tout le monde se sente vraiment concerné par l’événement. On n’a pas le droit de prendre ce rendez-vous à la légère sous prétexte que nous sommes le Petit Poucet. Ces rencontres-là se jouent sur l’envie, la combativité et l’efficacité. Aux joueurs de fournir les efforts nécessaires et de savoir saisir leur chance lorsque celle-ci se présentera. Je compte sur eux pour sortir LE gros match »
Face à eux, les Ludoviciens retrouveront en tout cas une formation du Racing totalement libérée par son maintien en CFA, acquis dans la douleur et à l’ultime journée ce samedi.

Publié dans L'actualité

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