championnat de france amateurs 2 Dominer n’est pas gagner

Publié le par DK

SAINT-DIZIER 0
ST-LOUIS/NEUWEG 2

Mi-temps : 0-1. - Arbitre : M. Esneu, assisté de MM. Aubri et Bourdier.

 Les buts : Anatole (25e'), Onesta (57e' sur pen.).

Saint-Dizier court toujours après sa première victoire à domicile. Hier, face à Saint-Louis-Neuweg (0-2), il s’était pourtant donné les moyens pour bien faire. Mais il a beaucoup, beaucoup gâché dans la dernière passe. Le promu alsacien est désormais leader.

 

Dominer n’est pas gagner. Saint-Dizier l’a appris, hier, à ses dépens, en concédant sa seconde défaite à la maison (0-2). Autant contre Amnéville, il avait titubé sur l’ensemble du match, passant à côté de sa rencontre, autant hier, contre Saint-Louis-Neuweg, il a montré un visage plus conquérant. Alors, au bout du tunnel, hélas, il n’a jamais vu la lumière. Les puristes diront qu’au final, cela fait un point et que c’est tout ce qui compte. Une vision sans doute réductrice de la situation. Saint-Dizier, hier, a développé du jeu, il a beaucoup tenté. Voilà ce qu’il faudra retenir pour se donner du baume au coeur et continuer à travailler sereinement. Il a aussi payé, encore une fois, son incapacité devenue chronique à concrétiser ses temps forts. Face à Saint-Louis, il y avait la place pour obtenir, à domicile, un résultat plus favorable. Mais voilà, après 23 minutes de jeu, les Bragards étaient déjà menés 1-0, après avoir déjà été sauvés par Rémy Armenio, sur sa ligne (21’). Un but gag, celui qui sape le moral encore plus violemment. Julien Léonard, en voulant dégager, trouva la tête de Jérémie Anatole qui, en contrant involontairement, ouvrit le score. Thomas Hollard, même en se détendant, ne put que constater les dégâts (0-1, 23’). Saint-Dizier avait pourtant fait le jeu, soignant une entame de match qu’il savait déterminante. S’efforçant d’aller de l’avant, il voulut également rapidement mettre à contribution le gardien alsacien, Bus, blessé avant même la rencontre à la main gauche. Mais les coéquipiers de Fabien Tissot, encore aligné d’entrée aux côtés de Vlade Bakic, ne parvinrent jamais à mettre leur plan à exécution. Ce n’était pas faute d’essayer, puisque, tour à tour, Thomas Lefevre (18’), Fabien Tissot (37’), tous les deux servis par Nabil Hamzi, se heurtèrent, soit au portier, soit au capitaine et entraîneur, Vincent Rychen, sur sa ligne.

Un poteau, une transversale…

En seconde mi-temps, Saint- Dizier repartit pied au plancher, toujours haut, animé des mêmes bonnes intentions de bien faire et d’enfin trouver le chemin des filets à domicile. Peine perdue. Même en dominant et en multipliant les déboulés de Mickaël Gollette, à droite, et de Thomas Lefevre, dans l’axe, qui abattit un travail considérable en milieu de terrain malgré quelques ballons perdus, Saint-Dizier se cassa les dents sur la défense de Saint-Louis, efficace en diable. Comme, en plus, les centres aériens terminèrent souvent dans les gants du véloce Bus ou hors de la surface, Saint-Dizier fut condamné à l’échec. Saint- Louis, lui, sans être génial, joua intelligemment. Tel un félin, il attendit son heure pour surgir et saisir sa proie à la gorge. Il procéda en contre-attaques, comme c’était prévu, s’appuyant sur ses rapides attaquants. Alain Ponelle, à droite, fut l’un des bourreaux alsaciens, avec Anatole et Kaymak, à l’origine du penalty. Thomas Hollard, trop court, fit faute… et encaissa un contrepied parfait sur le penalty tiré par Olivier Onesta (57’). « On a été naïfs sur ce but ! Le joueur fait une course de cinquante mètres, on est trois autour et personne ne va mettre le pied. Ce n’est pas normal », pesta Fabien Tissot. A 2-0, l’affaire prenait une tournure cauchemardesque. Mais Saint-Dizier ne baissa pas les bras. L’entrée de Lonsana Doumbouya, en remplacement de Maxime Deruffe, faillit relancer la machine. L’attaquant frappa une première fois au but mais le portier repoussa. A l’affût, il suivit l’action mais sa tête ne trouva pas… le cadre (60’). Maladresse ou malchance ? La répétition des mauvais gestes au moment de conclure ne peut éluder la première probabilité. Il n’empêche, on ne pourra pas s’empêcher de penser que le chat noir qui avait élu domicile le long de la main courante l’an dernier a repris ses quartiers. On l’a vu roder derrière les buts alsaciens, quand la tête de Lonsana Doumbouya s’écrasa sur la transversale de Saint- Louis-Neuweg (72’) et que la frappe de Thomas Lefevre fut renvoyée avec force par le poteau droit de Bus (89’). « Ils n’ont pas eu la réussite, c’était un jour sans pour eux. Un poteau, une transversale… », concéda un dirigeant alsacien quelques instants après la rencontre. Lui pouvait avoir le sourire. Depuis hier soir, le promu siège dans le fauteuil de leader car Epinal a perdu.

Publié dans L'actualité

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